Quatre corps retrouvés dans la Seine à Choisy-le-Roi
Quatre corps retrouvés dans la Seine à Choisy-le-Roi, Pixabay/photo d'illustration

Quatre hommes ont été retrouvés sans vie dans la Seine, à Choisy-le-Roi, au mois d’août. Un suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire. La mère de l’une des victimes, Franz, évoque la thèse d’un "guet-apens" et réclame que "justice soit rendue".

Éléments clés déjà confirmés :

  • 4 victimes identifiées en moins de 16 jours.
  • Lieu connu du parquet comme site de rencontres homosexuelles éphémères.
  • ADN de Franz retrouvé sur le jogging du suspect.
  • Un homme, se présentant comme "Monji", mis en examen.
  • L’association Stop homophobie constituée partie civile.

Table des matières:

  1. Découverte des corps dans la Seine à Choisy-le-Roi
  2. Franz, un conseiller de France Travail décrit comme convivial
  3. Mise en examen d’un suspect présenté comme Monji
  4. L’association Stop homophobie partie civile

Découverte des corps dans la Seine à Choisy-le-Roi

Les quatre victimes ont été retrouvées dans la Seine, au niveau de Choisy-le-Roi, dans le Val-de-Marne. Le parquet de Créteil précise que les décès se sont produits sur une période inférieure à 16 jours. Franz, 48 ans, a été le premier corps identifié grâce à une comparaison ADN. Cet homme, de nationalité française, résidait à Créteil et travaillait comme conseiller chez France Travail.

Selon le parquet, l’endroit où les corps ont été découverts est connu comme un lieu de rencontres homosexuelles temporaires. Toutefois, la mère de Franz réfute cette version. Elle affirme : "Il ne m'a jamais parlé de cet endroit. Je suis très étonnée, c'est pour ça que je dis que c'est un guet-apens".

Franz, un conseiller de France Travail décrit comme convivial

Franz est présenté par ses proches comme "convivial et proche des gens" et également "globe-trotter". Sa mère témoigne de sa douleur : "Depuis un mois, il y a une journée où je pleure, l’autre où je ne pleure pas. J’essaie de continuer mes activités, ça me fait oublier".

Son corps portait des marques de strangulation. De plus, son ADN a été retrouvé sous forme de trace de sang sur le jogging du suspect, confirmant un lien direct. La mère ajoute : "Je veux l’embrasser, voir son corps et regarder ce qu’on lui a fait. Il doit y avoir des marques".

Mise en examen d’un suspect présenté comme Monji

Un homme dont l’identité reste "incertaine", se présentant sous le prénom de Monji, a été mis en examen pour le meurtre des quatre victimes. À l’issue de sa présentation devant un juge des libertés et de la détention, il a été placé en détention provisoire, comme l’a indiqué son avocat, Me Antoine Ory, à BFMTV.

Selon une source proche de l’enquête citée par Le Parisien et BFMTV, les indices matériels relient directement le suspect aux crimes.

L’association Stop homophobie partie civile

L’association Stop homophobie s’est constituée partie civile et a lancé un appel à témoins. Elle souligne une "possible motivation homophobe derrière cette série de crimes". La piste est examinée par les enquêteurs, sans confirmation officielle à ce stade.

La famille de Franz continue de demander que justice soit rendue. Les investigations se poursuivent sous la direction du parquet de Créteil.

Source: BMVTV, YouTube, Le Parisien