Chaque jour, le corps humain perd entre 2 et 2,5 litres de liquide. Cette perte se fait par l’urine, la transpiration mais aussi par la respiration, environ 0,5 litre. Pour compenser, la Deutsche Gesellschaft für Ernährung (DGE) recommande un apport minimal de 1,5 litre d’eau par jour. Certaines études vont plus loin et conseillent jusqu’à 3 litres. Cependant, beaucoup de personnes n’atteignent pas ces quantités. Les apports hydriques provenant des aliments, comme les légumes frais, peuvent néanmoins réduire ce déficit. Afin de mieux comprendre les risques liés au manque d’eau et les alternatives possibles, les propos de la dermatologue et nutritionniste Dr Lela Ahlemann ainsi qu’une étude de l’Université de St. Andrews apportent des éclairages importants.
Table des matières:
- Les sept signes de déshydratation selon Lela Ahlemann
- Étude de l’université de St. Andrews sur la rétention de liquides
- Quand privilégier le lait et quand rester à l’eau
Les sept signes de déshydratation selon Lela Ahlemann
Le corps envoie des signaux clairs lorsqu’il manque de liquide. La spécialiste cite 7 symptômes principaux :
- Bouche sèche et forte sensation de soif – ce symptôme peut affaiblir les défenses immunitaires de la muqueuse buccale.
- Urine foncée et concentrée – un indicateur immédiat du manque d’hydratation, l’urine idéale étant jaune clair.
- Maux de tête et vertiges – liés à une baisse du volume sanguin et donc de l’oxygénation cérébrale.
- Fatigue et baisse de concentration – conséquence d’une circulation cérébrale réduite.
- Peau sèche et lèvres gercées – un test simple consiste à pincer la peau du dos de la main et observer sa lenteur à reprendre sa forme.
- Cernes marqués et yeux enfoncés – dus à l’épaississement du sang qui rend les vaisseaux plus visibles.
- Constipation et ballonnements – causés par le fait que l’intestin retire davantage d’eau des selles, rendant leur évacuation difficile.
Ces signes doivent alerter immédiatement et pousser à augmenter la consommation de liquides.
Étude de l’université de St. Andrews sur la rétention de liquides
Une équipe écossaise a publié dans l’American Journal of Clinical Nutrition une comparaison de 13 boissons courantes. La recherche montre que le lait, notamment écrémé, assure une meilleure rétention d’eau que l’eau elle-même.
Les chercheurs expliquent ce phénomène par :
- la présence de sucres naturels, protéines et graisses, qui ralentissent la vidange gastrique,
- une réduction de l’excrétion urinaire pendant plusieurs heures,
- un apport important en électrolytes comme le sodium et le potassium, essentiels pour retenir l’eau dans l’organisme.
Ainsi, le lait agit non seulement comme boisson hydratante mais aussi comme source de nutriments utiles.
Quand privilégier le lait et quand rester à l’eau
L’eau reste l’option prioritaire dans toutes les situations normales. Elle hydrate sans calories et sans surcharge digestive. Toutefois, la consommation de lait peut être intéressante dans certains cas :
- après une activité sportive intense pour compenser pertes hydriques et nutritionnelles,
- chez les enfants et les personnes âgées pour améliorer la rétention de liquides,
- en cas de déshydratation légère, afin de prolonger la conservation d’eau dans le corps.
Il faut cependant noter les limites. Le lait apporte aussi des calories, des protéines et du lactose. Chez certaines personnes, cela entraîne troubles digestifs ou intolérance. Dans ces situations, seule l’eau reste adaptée et sans risques.
L’hydratation quotidienne est indispensable pour le fonctionnement du corps. Les signaux de déshydratation décrits par Dr Lela Ahlemann rappellent la nécessité d’un suivi attentif. Si l’eau demeure la boisson de référence, les données de l’Université de St. Andrews montrent que le lait peut constituer un complément pertinent dans certaines circonstances. La clé reste un équilibre, avec une base d’eau suffisante et, selon le contexte, un apport raisonné de lait.
Source: VOGUE GERMANY