Un jeune homme sans-abri, âgé d’une vingtaine d’années, a été placé en examen pour meurtres après la découverte de quatre cadavres dans la Seine, le 13 août, près du pont de Choisy-le-Roi. Le parquet de Créteil a confirmé que l’individu avait été présenté à un juge ce dimanche et que son placement en détention provisoire a été demandé.
- 4 victimes retrouvées le 13 août
- 2 corps présentant des signes de strangulation
- Un suspect âgé officiellement de 24 ans
- Une mise en examen prononcée dimanche après-midi
Table des matières:
- Découverte des corps dans la Seine à Choisy-le-Roi
- Les victimes identifiées à Créteil et Choisy-le-Roi
- Profil incertain du suspect Monji
- Lieux de fréquentation et mobile encore inconnu
- Une enquête judiciaire en cours à Créteil
Découverte des corps dans la Seine à Choisy-le-Roi
Mercredi 13 août, vers 13 h 30, les sapeurs-pompiers de Paris sont intervenus après l’alerte donnée par un passager du RER C. Celui-ci avait aperçu un cadavre flottant près du pont de Choisy, reliant cette ville à Créteil. Au total, quatre corps ont été sortis de l’eau.
Les autopsies ont mis en évidence des lésions compatibles avec une strangulation sur deux victimes. Un troisième corps présentait une marque suspecte dont l’origine n’a pas pu être précisée. Le parquet a alors ouvert une enquête pour homicides, confiée à la police judiciaire de Paris.
Les victimes identifiées à Créteil et Choisy-le-Roi
Les quatre victimes sont des hommes.
- Un Français de 48 ans, domicilié à Créteil.
- Un Algérien de 21 ans, résidant à Choisy-le-Roi.
- Un Algérien sans domicile fixe, âgé de 21 ans.
- Un Tunisien sans domicile fixe, âgé de 26 ans.
Les disparitions datent de la fin juillet et du début août, entre le 26 juillet et le 11 août. Deux corps présentaient des particularités vestimentaires troublantes : l’un avait le bas du corps dénudé, l’autre le pantalon baissé aux chevilles.
Profil incertain du suspect Monji
Le principal suspect s’est présenté dans un premier temps comme « Ahmed Ben Ali », né à Oran en 2000. Selon BFMTV, il s’agirait en réalité de Monji, un Tunisien sans domicile fixe, officiellement âgé de 24 ans. Le parquet précise que sa nationalité n’est pas encore établie.
L’homme a été interpellé une semaine après la découverte des cadavres, dans un centre de rétention administrative. Il était déjà connu des autorités :
- contrôlé le 5 août en possession de papiers appartenant à une victime,
- aperçu le 13 août par les policiers sur les lieux de la découverte,
- condamné par le passé pour vol avec dégradation, affaire pour laquelle il devait comparaître en septembre.
Depuis son arrestation, il a donné peu d’informations sur sa vie et a refusé d’évoquer les faits.
Lieux de fréquentation et mobile encore inconnu
L’enquête a révélé que toutes les victimes fréquentaient les abords de la Seine, à proximité d’un ancien local technique abandonné. L’endroit, envahi de déchets, contenait des matelas et des couvertures. Selon le parquet, il était régulièrement utilisé par des sans-abri.
Un lien a également été établi avec une zone connue pour être un lieu de rencontre entre hommes. Ces éléments laissent penser que les victimes, le suspect et le site de découverte des corps étaient étroitement liés.
Le parquet a précisé que les investigations sont regroupées dans une information judiciaire pour « meurtres en concours ». Cette qualification permet l’utilisation de techniques spéciales d’enquête et un allongement des gardes à vue jusqu’à 96 heures.
Une enquête judiciaire en cours à Créteil
Une seconde garde à vue a concerné un homme en lien avec le suspect et deux victimes, mais aucune charge n’a été retenue contre lui. Pour l’instant, les magistrats cherchent encore à établir le mobile.
Les investigations se poursuivent et l’homme placé en examen reste détenu, tandis que les analyses et recoupements se multiplient.
Source: 20 Minutes